|
Les causes de l’accident d’avion au-dessus du Queens me laissent
vraiment perplexe. Non pas que quelques rivets en mal d’évasion constituent un phénomène
inimaginable, mais parce que l’atmosphère de suspicion qui entoure ce crash rend toute analyse des
boîtes noires sujette à caution.
|
Si l’on
se réfère aux récentes déclarations du ministère américain de la santé
faisant état de plus de 25% de la population de ce pays en état de dépression
nerveuse caractérisée, au marasme corrélatif de l'industrie du transport
aérien (75% de vols en moins), aux révélations sur l’éventuelle possession de l’arme atomique
par Ben Laden ainsi que la (plus que probable) détention d’une arme chimique redoutable par al Kaïda,
on conçoit aisément que les autorités fédérales redoutent une panique
consécutive à la comptabilisation d’un attentat supplémentaire.
|
Alors, après avoir mis en cause les
habituels volatils (responsables confortables du crash du vol de la T.W.A),
on invoque l’explication
|
la plus farfelue jamais citée en aéronautique de " turbulences
atmosphériques provoquées par un Boeing précédant l’appareil de plus de deux minutes.. ! ".
Les ingénieurs d’Airbus
Industries n’auraient
jamais envisagé pareille galéjade, pas plus que les contrôleurs aériens des
aéroports du monde entier qui autorisent depuis des décennies que les
décollages se succèdent à un rythme effréné, mais je me dis aussi que la
technologie aéronautique autorise tous les bricolages puisque Mermoz
était parvenu à s’arracher
à la cordillère des Andes après avoir ligoté son carter moteur avec un
ceinturon...
|
Il faut savoir pourtant que les
exportations d’Airbus
Industries sont capitales pour notre commerce extérieur(M.Philippe
Rousseille est français NDLR), et que la désaffection américaine pour ce
mode de transport affectera à très court terme notre économie.
|
Nombre de nos compagnies aériennes privées sont déjà en sursis (Air
Littoral, A.O.M, Air Liberté) et le sursis dont elles bénéficient n’est que le résultat de l’appel en garantie des banquiers suisses par
leurs comités d’entreprises.
Alors, si en plus nous ne prenons plus l’avion…
Et puis, qui nous dit qu’après avoir frappé le transport aérien l'organisation al Kaïda ne s’occupera pas du rail.. ?
Et qu'après avoir désertifié nos gares et stations de métro elle
ne s’attaquera pas à
nos navires.. ?
Et puis, après avoir rendu nos ports aux mouettes, nos supermarchés
aux cafards et transformé nos stations à essence en caisses de résonance, qu’elle ne s’attaquera pas à la Bourse elle même..?!?
La liste serait longue de ces paralysies tragiques.
La réalité est nocive à l’occidental dont le pays ne livre que des
guerres " propres " à la précision chirurgicale, en
abandonnant au reste du monde des conflits forcément " sales "
complaisamment filmés par toutes les télévisions (" l’effet Vietnam ", sans doute…).
La cécité à laquelle nous convient nos gouvernements m’apparaît décidément comme l’attitude la plus raisonnable, d'autant que
je suis parvenu à me convaincre du fait qu’il n’arriverait jamais rien à ma bonne gare de
Perpignan puisque, bien avant d’être " le centre du monde ", elle est surtout
" incroyablement banale… ".
|